AUCUN ENFANT NE DOIT GRANDIR SANS ACTE DE NAISSANCE

Tel est le message porté, ce mardi 16 juin 2026 à la salle des Actes de l'hôtel de ville de Mbankomo, par les participants à la première session semestrielle de la Plateforme communale de concertation des acteurs de l'état civil, tenue sous la coordination de Pierre Junior FOUDA FOUDA, Maire de la Commune de Mbankomo. Ils étaient magistrats, personnels de santé, responsables éducatifs, travailleurs sociaux, chefs traditionnels et religieux. Tous réunis pour garantir à chaque citoyen le droit fondamental à une identité juridique. À l'occasion de la première réunion de la Plateforme communale de concertation des acteurs de l'état civil pour le compte du premier semestre 2026, les participants ont réaffirmé leur détermination à faire reculer les déclarations tardives de naissance et à renforcer l'accès des populations aux services d'état civil. Dans son mot de bienvenue, le Maire de la Commune de Mbankomo, Pierre Junior FOUDA FOUDA, Coordonnateur de la plateforme, a rappelé que l'état civil demeure le socle de l'existence juridique du citoyen. "l'acte de naissance est un droit reconnu et une porte ouverte vers l'éducation, la santé et la citoyenneté", a-t-il souligné, invitant l'ensemble des acteurs à renforcer leur collaboration afin qu'aucune naissance, aucun mariage et aucun décès ne demeure en marge du système officiel d'enregistrement. Cette rencontre a également permis aux participants de s'approprier les principales innovations de la loi du 23 décembre 2024 portant organisation du système d'enregistrement des faits d'état civil au Cameroun. Présentées par un expert du Bureau national de l'état civil (BUNEC), celles-ci concernent notamment la digitalisation de l'état civil, la reconnaissance du mariage coutumier, l'extension du délai de déclaration des naissances dans certaines conditions ainsi que l'introduction du Numéro d'identification unique. Pour le représentant du Procureur de la République près les Tribunaux de Première et Grande Instances de Ngoumou, le Substitut du Procureur n°03, ces innovations contribueront à renforcer la protection juridique des citoyens tout en réduisant les procédures de régularisation souvent longues et coûteuses pour les populations. Les autorités traditionnelles ont, quant à elles, réaffirmé leur engagement à accompagner les pouvoirs publics dans cette dynamique. Pour Sa Majesté Dr ESSAMA OWONA Boniface, président de l'Association des Chefs Traditionnels de l'Arrondissement de Mbankomo (ACTAM), les chefs traditionnels occupent une position stratégique dans la sensibilisation des populations. *Nous sommes les premiers témoins de nombreux événements de la vie dans nos villages. Notre rôle est d'encourager les familles à accomplir les démarches nécessaires afin que chaque enfant puisse disposer d'une identité légale", a-t-il déclaré. Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment le renforcement des capacités des officiers d'état civil, l'intensification des campagnes de sensibilisation, l'implication accrue des leaders religieux et la mobilisation des personnels de santé pour la déclaration systématique des naissances et des décès. Au-delà des résolutions adoptées, cette rencontre aura surtout permis de rappeler qu'un acte de naissance est le premier passeport vers la citoyenneté. Une conviction que les acteurs de l'état civil de Mbankomo semblent désormais déterminés à traduire en actions concrètes sur le terrain. CELCOM


Laisser un commentaire

Commentaires récents

Aucun commentaire pour le moment.